Théâtre, Kou le Corbeau à Bruxelles le 24/03/2017

KOU LE CORBEAU CONTINUE SA TOURNÉE INTERNATIONALE !

Après Paris au Théâtre de la Huchette, la pièce se jouera pour une date unique à Bruxelles, au Centre Culturel d’Etterbeek Léopold Senghor le vendredi 24 mars 2017 à 20h30.

Ce chef d’œuvre breton est écrit par Tanguy MALMANCHE. Cet auteur breton qui écrivit un grand nombre de pièces de théâtre toutes plus extraordinaires les unes que les autres (voir ci-dessous). Le théâtre est le miroir de l’humanité et d’un peuple, ici le peuple breton ! Mais sans public le théâtre n’existe pas et sans lui le peuple dont il est la représentation s’efface et meurt.

Le français et la culture française s’étant établie depuis des décennies en Bretagne, cet auteur aussi considérable que Tanguy Malmanche est inconnu de la plupart des bretons et des amis de la Bretagne.

« Aller au théâtre et s’enrichir de l’esprit si original de nos grands auteurs est aussi un signe d’encouragement pour les artistes et une reconnaissance de la nécessité de ne pas laisser mourir ce qui fait notre personnalité et notre spécificité. » Guy Moign.


Informations :

Date : Vendredi 24 mars 2017
Lieu : www.senghor.be, Chausée de Wavre 366, 1040 Etterbeek
Prix : 20€ (consommation comprise)
Réservation(recommandée) : au 02/230.31.40


Tanguy MALMANCHE

Auteur d’une œuvre dramatique visionnaire, poétique et fantastique, Tanguy Malmanche s’inscrit tout naturellement dans le mouvement linguistique et littéraire breton qui débuta au début du 19ème siècle (1805 – Création de l’Académie Celtique). Il naquit en 1875 et mourut en 1953.

Il renouvelle le théâtre en langue bretonne et pour ainsi dire le fait renaître (1).

Il a écrit en langue bretonne, sept pièces de théâtre : Gurvan, le Chevalier étranger (2), Les Païens (3), La Vie de Salaün qu’ils nommèrent le fou (4), Le Conte de l’âme qui a faim (5), La veuve Arzur (6), La femme du couvreur (7), L’Antéchrist. (8), œuvres d’une violente intensité dramatique et d’un regard incisif sur les passions des êtres humains. Elles ont toutes été traduites en français par l’auteur lui-même. Il écrivit aussi un certain nombre de pièces de théâtre en langue française : L’horrible assassinat de Monsieur Talabardon, La légende de Saint Tanguy, La maison de cristal, Tsuaf ou Faust à l’envers, Les androgynes.

Il a, d’autre part, écrit, également en française deux romans : La tour de plomb et La maison minée ainsi que trois nouvelles que l’on peut apparenter à des contes : Kou le Corbeau, La Monstre de Landouzan, Suzanne Le Prestre. Là aussi, les situations et les personnages, originaux et pleins d’un relief dramatique étonnant, sont d’une densité très puissante. Un essai : Il les créa mâle et femelle. Grâce aux éditions ABER la totalité de son œuvre, aussi bien en breton qu’en français, reprend vie peu à peu.

1 : Les dernières représentations de l’ancien théâtre populaire breton qui existait depuis le xvème siècle eurent lieu en 1898 à Ploujean près de Morlaix. 2 : Gurvan, ar Marc’heg estrañjour. 3 : Ar Baganiz. 4 : Buhez Salaün ar foll. 5 : Marvailh an ene naonek. 6 : An intañvez Arzhur. 7 : Gwreg an toër. 8 : An Antekrist.
Le metteur en scène : NELL REYMOND.

KOU LE CORBEAU de Tanguy Malmanche

Ce spectacle a été créé à Landerneau au Festival Kann al Loar pour le cinquantenaire de la mort de l’auteur. La pièce : « Voici ce que me conta cette tête de mort : vous savez bien, la tête au crâne bas et rétréci, dans laquelle logeait une toute petite grenouille.
– C’est Kou que je m’appelle……
»

En plein moyen-âge, au moment de la peste de Landerneau, Kou, un jeune paysan, abandonné des siens et errant à travers le Léon (2) à la recherche d’un travail, nous raconte ses aventures.

D’un tempérament totalement spontané et naïf au sens premier du terme, c’est-à-dire sans malice, neuf à tous les événements qui surviennent dans sa vie, et sans arrière-pensée, notre héros se trouve confronté à tout un monde, lui-même, primitivement hostile et, bien que violemment réaliste, fantastique de par sa nature inattendue. De ce choc naissent un humour, une cocasserie, une truculence (et même un tant soi peu de grivoiserie) où se mêlent les tragédies de la mort, de l’épidémie et de l’angoisse, et… de l’amour.

Le comédien : GUY MOIGN

Élève de Pierre BERTIN au Conservatoire Nationale Supérieur d’Art Dramatique de Paris, il débute au théâtre avec Antoine BOURSEILLER dans Rodogune de Pierre Corneille aux côtés d’Edwige FEUILLÈRE,

    • Crée, sous la direction de Jean-Marie SERREAU, L’avenir est dans les œufs de Eugène IONESCO, appartient à la Compagnie RENAUD-BARRAULT(Odéon-Théâtre de France) et travaille, entre autres, sous la direction de Roger BLIN, Jacques MAUCLAIR, Maurice JACQUEMONT, Jean-Pierre MIQUEL, Nicolas BATAILLE, Marcel CUVELIER, Mario FRANCESCHI, Gérard VERGES, etc. …
    • Membre de la troupe du Théâtre de la Huchette, il joue dans La Cantatrice Chauve et La Leçon.
    • Chanteur, il a joué, entre autres, dans Le Tour du Monde en 80 jours avec la Compagnie Fracasse, dans Le Voyage de Mozart à Prague avec les Musicomédiens.
    • Metteur en scène, il a monté Yseult seconde de Pierre-Jakez HELIAS, Le Poème du Pays qui a faim et Dahut de Paol KEINEG ; plusieurs pièces de Pierre GRIPARI : Les cloches de Kitèje, Le Nô de Saint-Denis (Festival du Marais), L’art de la Fugue (Cité Universitaire-LaGalerie) ; Les atours de Nell chantés par Nell Reymond ; Horace de Pierre CORNEILLE ; Bérénice de Jean RACINE ; Métropolitain Opéra ou le vampire du sous-sol Tragédie-Bouffe de Michel CLAUDE, musique de Maurice BLANCHOT ; La danseuse du crépuscule de Claudette Lawrence.
    • Il dirige, avec Nell Reymond, La Compagnie du Solilesse.
    • A la Télévision, a travaillé sous la direction de Guy LESSERTISSEUR, Guy LABOURASSE, Jean-Pierre MARCHAND, Roger KAHANE, Georges FOLGOAS, Edmond TYBO, Jean KERCHBRON, Maurice FAILVIC, Henri SPADE, Claude SANTELLI, Henri POLAGE, Jean PIGNOL, Claude COUDERC, etc. …
    • Il a tourné, en 2009, pour France 3 et Pois chiche productions et sous la direction de Luc David, un feuilleton en dix épisodes : Istorioù Breizh, en langue bretonne sous-titrées en français.
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